Radio WLC
Enfants de votre Père céleste
Programme 219
Enfants de votre Père céleste
Partie 1
Thomas Rolland : Des ennemis ! Nous en avons tous. Ok. Peut-être que certains d'entre nous n'iraient pas jusqu'à dire qu'ils ont des ennemis, mais des gens qui ne nous aiment pas… des faux amis… ceux qui sont sympathiques en face de nous mais médisants derrière notre dos… Oui, nous en avons tous fait l'expérience. Et les relations conflictuelles existent depuis le commencement du monde.
Mais comment les chrétiens sont-ils censés gérer les conflits interpersonnels, qui font inévitablement partie de la vie dans un monde pécheur ?
Bonjour, je suis Thomas Rolland et vous écoutez Radio WLC. En tant que croyants, nous devons être la "lumière" et le "sel" de la terre. Mais comment faire quand vous êtes en face de gens irritants ? Et… soyons honnêtes. Certaines personnes dépassent le stade de l'irritation pour atteindre celui de : ‘adieu-et-j’espère-ne-jamais-vous-revoir’. Alors, que faire ? Et si, comme nous le croyons, toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Yah, pourquoi le Père permet-il à ces individus d'assombrir notre quotidien ? Pourquoi même les laisse-t-Il entrer dans nos vies, alors qu'ils ne font que causer des dégâts et du stress ? Et comment pouvons-nous réagir d'une manière qui honore Yah ?
Avec Jean Olivier, nous allons partager à ce sujet aujourd’hui. Pourquoi Yahuwah permet-il à ces… individus, disons-le franchement, indésirables, d'entrer dans nos vies ? Je veux dire, certains d'entre eux devraient être accompagnés d'une étiquette d'avertissement !
Jean : Eh bien, je crois que tout le monde a un but dans la vie.
Thomas : Ok. Mais sérieusement : Pourquoi Yahuwah permet-il cela ?
Jean : Je dirais qu'Il fait plus que le permettre. Parfois, Il planifie de telles rencontres. Il place activement sur notre chemin des personnes avec lesquelles nous avons du mal à établir une relation cordiale ou avec lesquelles nous avons des problèmes. Il peut s'agir d'un patron très exigeant, d'un collègue acariâtre… d’un voisin infernal.
Thomas : Ça peut même être un membre de la famille.
Jean : C’est possible. Et la raison pour laquelle Yahuwah permet ces rencontres, et les planifie même activement, est qu'Il répond à nos prières.
Thomas : Quoi ? Je peux t’assurer que je n'ai jamais prié pour ce genre de rencontres. Je les évite, je ne les demande pas.
Jean : Moi non plus. Mais tu as déjà demandé à être transformé à l'image divine, n'est-ce pas ?
Thomas : Bien sûr.
Jean : Eh bien, nous y voilà ! Ces " rencontres ", comme tu dis, nous offrent des opportunités que nous n’aurions pas autrement ; des opportunités que nous cherchons tous activement à éviter. Mais elles sont importantes ! Elles sont utiles, et nous en avons besoin si nous voulons vraiment être transformés à l'image divine.
Tu vois, l'un des plus beaux attributs du caractère divin c’est : l'amour pour les ennemis. Comment allons-nous développer cet attribut du caractère divin si nous ne sommes pas amenés à côtoyer régulièrement des gens que nous trouvons irritants ? Des personnes que nous n’apprécions pas ? Des gens qu’il nous est difficile de respecter, qui ne nous aiment pas et qui nous trouvent irritants ? Comment allons-nous apprendre à aimer nos ennemis si nous sommes constamment entourés de gens que nous aimons ?
Thomas : C'est… c'est un bon point. Ce n'est pas amusant, mais oui. Je vois ce que tu veux dire.
Jean : Aimer ses ennemis est une qualité de caractère extrêmement rare. C'est une qualité divine. Allons au chapitre 5 de Matthieu, et lisons les versets 43 à 47. C'est un extrait du sermon de Christ sur la montagne. Matthieu 5, versets 43 à 47.
Thomas : "Vous avez appris qu'il a été dit : Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. 44 Mais moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, 45 afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. 46 Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains aussi n'agissent-ils pas de même ? 47 Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d'extraordinaire ? Les païens aussi n'agissent-ils pas de même ? "
Jean : Si nous ne sommes patients qu'avec les personnes que nous voulons impressionner, si nous ne sommes bienveillants et généreux qu'avec nos amis et notre famille, si nous ne sommes polis qu'avec les personnes dont nous voulons quelque chose, en quoi sommes-nous différents de ceux qui utilisent les autres ? En quoi sommes-nous différents des manipulateurs et des narcissiques ? Qu'est-ce qui nous différencie si nous réservons notre bonté et notre courtoisie aux personnes que nous aimons ?
Thomas : Oui, c'est naturel d’aimer les gens qui nous aiment. Être bon avec les gens qui sont bons avec nous.
Jean : Ce qui distingue Yahuwah, et ce qui devrait distinguer les croyants, c'est l'amour démontré à ceux qui nous haïssent en retour. Et si nous haïssons, ou n'aimons pas, ceux qui nous haïssent ou ne nous aiment pas, est-ce que vraiment nous révélons le caractère de Yah au monde ?
Thomas : Non.
Jean : Si nous voulons vraiment révéler l'amour de Yah dans notre vie, nous agirons avec bonté et amour, patience et pardon envers ceux qui, d'une manière ou d'une autre, nous maltraitent ou abusent de notre bienveillance. Ça peut prendre la forme de ne pas répondre de la même façon quand quelqu'un répand des rumeurs méchantes à notre sujet. Ça peut signifier rester poli même quand nous nous sentons lésés. Ça ne signifie certainement pas se venger, mais plutôt de pratiquer activement le pardon. Mais tout cela nous arrive pour nous donner la possibilité d'apprendre à ressembler à Yah. Parce que c'est ce que nous voulons, n'est-ce pas ? C'est dans ce sens que nous prions ! Alors, quand nous faisons ces rencontres irritantes dans nos vies, c'est Yah qui est justement en train de répondre à nos prières de devenir comme Lui ! Il nous donne précisément l'opportunité d'apprendre et de grandir.
Thomas : J'aime ça. Honnêtement, quand tu as affaire à quelqu'un qui… te met mal à l'aise, ou clairement t’irrite, ce qui est frustrant, c'est que ça semble ne servir à rien. Mais le fait de voir qu'il y a un but plus élevé, plus important, aide vraiment dans notre perception des choses.
Jean : Absolument. C'est pour notre propre croissance spirituelle et notre maturation. Mais plus encore, si nous permettons à Yah d'affiner cette partie de notre caractère, ce sera aussi pour le bénéfice de nos ennemis.
L'amour éveille l'amour. La colère et l'irritation suscitent la colère, voire un besoin de vengeance.
Alors, selon toi, quelle réponse attirera les gens vers Yah ?
Thomas : La bonté et l'amour, bien sûr. Ça me rappelle ce verset de la Bible qui dit : "Une réponse douce détourne la colère."
Jean : Exact. Et le reste du verset dit : "Mais une parole dure excite la colère." Cela demande de la patience, de la bonté – de la maîtrise de soi – pour aimer nos ennemis. Mais il n'y a rien de plus susceptible de gagner les cœurs que la bonté.
Il y a une phrase qui est attribuée à Abraham Lincoln, un célèbre président des États-Unis. Je ne sais pas s'il l'a réellement prononcée ou non, mais ça lui ressemble. C’est une question. Je cite : "Ne détruis-je pas mes ennemis quand j'en fais mes amis ?"
Thomas : Hm. C'est très bien.
Il y a quelques années, ma femme faisait partie d'un groupe de mères qui se réunissait, dont une, pour une quelconque raison ne n'aimait pas. Il faut savoir, ma femme n'est pas une personne offensante. Je veux dire qu'elle n'est pas du genre timide et effacée, mais elle n'est pas non plus impolie ou dure. Elle n'est pas du genre à offenser les gens, alors, elle ne savait pas pourquoi cette femme ne l'aimait pas. Eh bien, il se trouve que cette femme a eu un grave accident et s'est retrouvée à l'hôpital. Ma femme lui a apporté des fleurs et de simples choses dont elle pouvait avoir besoin pendant sa convalescence. Quand elle est arrivée, deux autres femmes du groupe lui rendaient déjà visite.
Ma femme avait apporté un flacon d’huile parfumée, et elle lui a fait un léger massage du cou et des jambes, parce que rester sur un lit d’hôpital est fatiguant pour le corps, ce qui a été vraiment apprécié par la femme.
Jean : Et elles sont devenues amies après ça ?
Thomas : Non, pas vraiment. Et ce n'est pas pour ça que ma femme l’a fait. Elle a montré de la bonté envers cette femme simplement parce que c’est comme ça qu’elle se comporte en toutes circonstances. Mais cette femme est devenue beaucoup plus aimable avec elle par la suite.
Jean : La plupart des gens ne sont pas vraiment mauvais. Quand nous montrons de la bonté envers ceux qui ne nous aiment pas, quand nous sommes patients avec ceux qui sont désagréables ou impolis avec nous, ça a un impact sur nos propres sentiments. Au lieu d'être sur la défensive, nous pouvons commencer à ressentir de la compassion. A ce moment-là, Yah peut les atteindre à travers nous. Nous pouvons, d'une manière concrète, apporter la présence de Yah dans leur vie.
Thomas : C'est vrai. Nous n'allons pas gagner des cœurs en rendant la pareille à ceux qui nous font du tort.
Jean : Seul l'amour éveille l'amour. Maintenant, tout le monde ne va pas répondre positivement à cela, mais à ce moment-là, la responsabilité est sur eux. La meilleure chance qu'ils ont de trouver le salut, c'est quand nous les traitons avec bonté, compassion, patience et sympathie, et qu'ils savent très bien qu'ils ne le méritent pas.
Et n'est-ce pas ainsi que Yah nous attire à Lui ? Quand nous voyons comment Il nous aime et nous pardonne malgré les innombrables façons dont nous Le blessons, nous ne pouvons pas nous empêcher d'être attirés par Lui, dans la gratitude et l'amour.
Thomas : C'est vrai. Nous allons faire une courte pause, mais nous poursuivrons sur ce sujet dans un instant.
* * *
Partie 2
Jean : Quand nous sommes en présence de personnes que nous n’apprécions pas, notre réaction naturelle est de vouloir nous éloigner. Nous n'aimons pas avoir affaire à de telles personnes. Ce n'est pas agréable. Pire, ça peut être irritant, voire nous mettre en colère. Nous voulons juste nous éloigner.
Ça a été exactement la réponse de Jonas, quand Yah lui a demandé d'avertir les habitants de Ninive qu'ils seraient détruits avec leur ville, s’ils ne se repentaient pas. Ninive était la capitale de l'empire assyrien. Je ne suis pas sûr que nous ayons pleinement conscience de la puissance, de la crainte et de la haine de l'Empire assyrien, du point de vue des Israélites de l’époque. Cet empire a été le premier à imposer un service militaire obligatoire. Il avait l'une des armées les plus puissantes de tous les temps. Il a inventé la technique du bélier, cette arme de guerre qui avait des conséquences dévastatrices à l'époque.
Ils étaient vraiment brutaux et connus pour torturer les survivants. Et c'est à ce peuple-là que Jonas était censé s'adresser pour les avertir ?
Thomas : Oui, je comprends qu'il ait eu peur d'y aller.
Jean : Je ne pense pas que ce soit la peur. Yah a la capacité de protéger ceux qui oeuvrent pour Lui. Je pense que Jonas ne les aimait tout simplement pas. Il ne voulait pas qu'ils se repentent parce qu'il ne voulait tout simplement pas qu'ils soient sauvés. Il avait des préjugés. Il voulait que Yahuwah les détruise. Il pensait peut-être qu'Israël aurait un ennemi de moins à craindre, si Ninive était détruite.
Thomas : Oui, on peut voir ça.
Jean : Alors, qu'est-ce qu’il a fait ? Lisons Jonas 1 verset 3.
Thomas : "Et Jonas se leva pour s'enfuir à Tarsis, loin de la face de Yahuwah. Il descendit à Japho, Et il trouva un navire qui allait à Tarsis; il paya le prix du transport, Et s'embarqua pour aller avec les passagers à Tarsis, loin de la face de Yahuwah."
Jean : Tarsis était aussi loin de Ninive que Jonas pouvait aller. C'est ce qu’on pourrait appeler aujourd'hui "le bout du monde". Tarsis faisait le commerce de l'étain, un bien précieuse à cette époque. En 2019, d'anciens lingots d'étain ont été récupérés d'une épave et analysés, ce qui a révélé qu’ils provenaient de… Cornouailles, en Angleterre ! Donc, quand Jonas a pris un aller simple pour Tarsis, il s’enfuyait en fait vers l'endroit le plus à l'ouest où les anciens pouvaient se rendre.
Et il l'a fait parce qu'il n'aimait pas les Assyriens. Il voulait que leur capitale soit renversée. Il a donc voulu aller aux extrémités de la terre, et nous savons ce qui s'est passé ensuite : Yah a envoyé une énorme tempête, si violente que les marins ont jeté la cargaison par-dessus bord, en appelant leurs dieux à l’aide, mais la tempête s'empirait.
Ils ont finalement tiré au sort pour déterminer qui était à blâmer, et le sort est tombé sur Jonas, qui a admis qu'il était en train de fuir son Dieu. Lisons la suite, à partir du verset 10.
Thomas : "Ces hommes eurent une grande frayeur, et ils lui dirent : Pourquoi as-tu fait cela? Car ces hommes savaient qu'il fuyait loin de la face de Yahuwah, parce qu'il le leur avait déclaré. 11 Ils lui dirent : Que te ferons-nous, pour que la mer se calme envers nous? Car la mer était de plus en plus orageuse. 12 Il leur répondit : Prenez-moi, et jetez-moi dans la mer, et la mer se calmera envers vous; car je sais que c'est moi qui attire sur vous cette grande tempête. 13 Ces hommes ramaient pour gagner la terre, mais ils ne le purent, parce que la mer s'agitait toujours plus contre eux. 14 Alors ils invoquèrent Yahuwah, et dirent : O Yahuwah, ne nous fais pas périr à cause de la vie de cet homme, et ne nous charge Pas du sang innocent ! Car toi, Eternel, tu fais ce que tu veux. 15 Puis ils prirent Jonas, et le jetèrent dans la mer. Et la fureur de la mer s'apaisa. 16 Ces hommes furent saisis d'une grande crainte de Yahuwah, et ils offrirent un sacrifice à Yahuwah, et firent des voeux. "
Jean : L'Écriture dit que Yah a envoyé un grand poisson pour avaler Jonas. Ce n'était pas une expérience agréable. Il a prié et confessé son péché en essayant de fuir Yah, alors Yah a fait en sorte que le poisson recrache Jonas sur la terre ferme.
Que s'est-il passé ensuite ? Jonas, chapitre 3, versets 1 à 4.
Thomas : "La parole de Yahuwah fut adressée à Jonas une seconde fois, en ces mots : 2 Lève-toi, va à Ninive, la grande ville, et proclames-y la publication que je t'ordonne ! 3 Et Jonas se leva, et alla à Ninive, selon la parole de Yahuwah. Or Ninive était une très grande ville, de trois jours de marche. 4 Jonas fit d'abord dans la ville une journée de marche; il criait et disait : Encore quarante jours, et Ninive est détruite ! "
Jean : Je ne sais pas si Jonas a eu le temps de passer par chez lui, mais on dirait que, alors qu’il était encore sur la plage, Yah Lui a répété Son ordre d'aller à Ninive, et cette fois Jonas a obéi.
Quel a été le résultat ? Versets 5 à 10.
Thomas : "Les gens de Ninive crurent à Elohim, ils publièrent un jeûne, et se revêtirent de sacs, depuis les plus grands jusqu'aux plus petits. 6 La chose parvint au roi de Ninive; il se leva de son trône, ôta son manteau, se couvrit d'un sac, et s'assit sur la cendre. 7 Et il fit faire dans Ninive cette publication, par ordre du roi et de ses grands; Que les hommes et les bêtes, les boeufs et les brebis, ne goûtent de rien, ne paissent point, et ne boivent point d'eau ! 8 Que les hommes et les bêtes soient couverts de sacs, qu'ils crient à Elohim avec force, et qu'ils reviennent tous de leur mauvaise voie et des actes de violence dont leurs mains sont coupables! 9 Qui sait si Elohim ne reviendra pas et ne se repentira pas, et s'il ne renoncera pas à son ardente colère, en sorte que nous ne périssions point? 10 Dieu vit qu'ils agissaient ainsi et qu'ils revenaient de leur mauvaise voie. Alors Elohim se repentit du mal qu'il avait résolu de leur faire, et il ne le fit pas. "
Jean : Cela nous montre la puissance de l'amour de Yah ! Il a averti les habitants de Ninive. Il aurait pu simplement les anéantir, mais Il ne l'a pas fait. Il leur a donné une chance de se repentir. Ils ont reconnu que son avertissement était un acte d'amour. Il a attiré leur cœur et ils se sont repentis ! C'était le meilleur résultat possible. C'est ce que Yah voulait.
Mais quelle a été la réaction de Jonas ? Lisons Jonas 4, versets 1 à 3.
Thomas : "Cela déplut fort à Jonas, et il fut irrité. 2 Il implora Yahuwah, et il dit : Ah ! Yahuwah, n'est-ce pas ce que je disais quand j'étais encore dans mon pays ? C'est ce que je voulais prévenir en fuyant à tarsis. Car je savais que tu es un Elohim compatissant et miséricordieux, lent à la colère et riche en bonté, et qui te repens du mal. 3 Maintenant, Yahuwah, prends-moi donc la vie, car la mort m'est préférable à la vie. "
Tu sais, je dois dire que ça me semble une réponse tellement insolente. Tous ces gens se sont repentis et se sont tournés vers Yah et Jonas semble faire une crise de colère. On pourrait presque se demander pourquoi Yah s'est servi de Jonas pour commencer ?
Jean : Peut-être qu'il n'avait personne d'autre à ce moment-là. Yah travaille par l'intermédiaire d'agents humains. Peut-être qu'il n'y avait personne d'autre de disponible. Ou, plus probablement, c'est que Yah aimait Jonas autant qu'Il aimait les Ninivites et qu'Il voulait que Jonas ait aussi la chance de grandir spirituellement. Le fait d'être confronté au fait d’aimer ses ennemis y contribuerait.
Très bien. Continuons. Verset 4.
Thomas : "Yahuwah répondit : Fais-tu bien de t'irriter ? 5 Et Jonas sortit de la ville, et s'assit à l'orient de la ville, Là il se fit une cabane, et s'y tint à l'ombre, jusqu'à ce qu'il vît ce qui arriverait dans la ville. "
Jean : Jonas est irrité, se fait une cabane pour se mettre à l'ombre, et il s'assoit là pour voir ce qui va se passer.
Mais Yah n'en a pas encore fini avec Jonas, qui n’a pas encore appris la leçon que Yah voulait lui enseigner sur l'amour de ses ennemis et la compassion envers ceux qui, auparavant, n'avaient montré aucune compassion envers Israël.
Continuons. Verset 6.
Thomas : "Yahuwah Elohim fit croître un ricin, qui s'éleva au-dessus de Jonas, pour donner de l'ombre sur sa tête et pour lui ôter son irritation. Jonas éprouva une grande joie à cause de ce ricin. 7 Mais le lendemain, à l'aurore, Elohim fit venir un ver qui piqua le ricin, et le ricin sécha. 8 Au lever du soleil, Elohim fit souffler un vent chaud d'orient, et le soleil frappa la tête de Jonas, au point qu'il tomba en défaillance. Il demanda la mort, et dit : La mort m'est préférable à la vie. 9 Elohim dit à Jonas : Fais-tu bien de t'irriter à cause du ricin ? Il répondit : Je fais bien de m'irriter jusqu'à la mort."
Jean : Jonas est toujours en colère. On pourrait dire qu’il boude. Il n'a toujours pas appris sa leçon. C'est une parfaite illustration de nous-mêmes. Quand quelqu'un est grossier avec nous, quand quelqu'un est déraisonnablement haineux envers nous, combien de fois notre réaction est-elle d'être patient et bienveillant ? Combien de fois avons-nous réagi à la haine par de la compassion ? Personnellement, je dois avouer que j’ai tendance à réagir comme Jonas !
Thomas : Eh bien, je comprends que Jonas ait pu s'inquiéter de sa réputation de prophète, si sa prophétie ne se réalisait pas. Après tout, un prophète dont les prophéties ne se réalisent pas ne reste pas en activité très longtemps !
Mais je me suis toujours demandé, s'il était préoccupé par sa réputation, pourquoi il n'avait pas modifié son message ? Au lieu de dire : "Dans 40 jours, Ninive sera détruite", il aurait pu tout aussi facilement – et plus précisément – dire : "Repentez-vous ou dans 40 jours Ninive sera détruite". Parce que c'était ce que Yah voulait transmettre ; Il voulait que les Ninivites se repentent.
Mais Jonas n'a pas dit cela. Il a simplement dit que la ville serait détruite dans 40 jours. Il n'a pas laissé de place dans son message pour le pardon et la compassion.
Jean : Il avait des préjugés contre eux. Il ne voulait pas que les ennemis d'Israël se repentent ; il voulait qu'ils soient détruits.
Mais Yah a eu une magnifique réponse. Verset 10.
Thomas : "Et Yahuwah dit : Tu as pitié du ricin qui ne t'a coûté aucune peine et que tu n'as pas fait croître, qui est né dans une nuit et qui a péri dans une nuit. 11 Et moi, je n'aurais pas pitié de Ninive, la grande ville, dans laquelle se trouvent plus de cent vingt mille hommes qui ne savent pas distinguer leur droite de leur gauche, et des animaux en grand nombre ! "
Jean : J'ai toujours aimé la fin : " et des animaux en grand nombre ". Yah était même préoccupé par les animaux de la ville. Sa compassion est illimitée, et c'est ce qu'Il voulait enseigner à Jonas. Oui, Il voulait que les habitants de Ninive soient sauvés, mais Il voulait aussi que Jonas développe l'attribut divin d'aimer ses ennemis.
Nous devons nous rappeler qu’il est notre devoir d’apporter la présence de Yah au monde. C’est Lui qui parle à travers nous. Nous sommes Ses mains pour faire le bien dans le monde, Sa bouche pour prononcer des paroles de bonté, de compassion et d'acceptation. Nous sommes les messagers de Yah pour atteindre le monde. Et il y a tant d'âmes blessées. Qui sommes-nous pour nous ériger en juge et décider qui mérite les bénédictions divines d'amour et d'acceptation, et qui ne les mérite pas ?
Thomas : Oui, si on parle de " mériter ", aucun d'entre nous ne " mérite " la grâce divine.
Jean : Et si nous, en tant que pécheurs, ne méritons pas la compassion de Yah – et que nous la recevons quand même – comment pouvons-nous la refuser aux autres ?
Que dit Romains 5 verset 8 à propos de l'amour de Yah pour nous ?
Thomas : "Mais Yah prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous."
Jean : C’est ça, l'amour pour ses ennemis ! Et si nous voulons révéler Yah au monde, nous aurons ce même type d'amour pour nos ennemis.
Nous devons nous rappeler que nous sommes en guerre contre satan, pas contre les gens. Que dit Éphésiens 6, verset 12 ?
Thomas : "Car nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes."
Jean : Voilà l’ennemi ! Pas nos frères et soeurs humains qui peuvent simplement réagir aux déclencheurs de leur propre bagage émotionnel.
C’est facile de réagir en rendant la pareille, mais l'amour divin ne réagit jamais à la provocation. Il agit toujours avec compassion, bonté et compréhension. Patience. C'est ce que Yah veut développer en nous quand Il laisse entrer, ou fait entrer, des personnes qui nous sont désagréables, dans nos vies.
Lisons Proverbes 16 versets 6 à 7.
Thomas : "Par la bonté et la fidélité on expie l'iniquité, Et par la crainte de Yahuwah on se détourne du mal. 7 Quand Yahuwah approuve les voies d'un homme, Il dispose favorablement à son égard même ses ennemis. "
Jean : Quand nous sommes patients avec les impatients, quand nous sommes polis avec ceux qui sont impolis, quand nous sommes bons avec ceux qui sont méchants, nous révélons Yah. Il faut beaucoup de maturité spirituelle pour développer cet attribut, mais c'est une partie importante de notre développement spirituel parce que, oui, nous sommes les ambassadeurs de Yah !
Thomas : J'ai entendu dire : "Vous êtes le seul Christ que certaines personnes verront dans leur vie."
Jean : C'est vrai, en quelque sorte. Et la façon de réussir à le représenter, est de traiter même nos ennemis avec compassion et bonté, patience et courtoisie. Au lieu de réagir avec colère, nous leur parlons avec compassion. Que dit Proverbes 18:21 ?
Thomas : "La mort et la vie sont au pouvoir de la langue; Quiconque l'aime en mangera les fruits."
Jean : Même si nos ennemis ne devenaient jamais nos meilleurs amis, notre propre caractère changera pour le mieux, et ça fait aussi partie du plan de Yah. Que dit Paul dans Romains 8:28 et 29.
Thomas : "Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Yah, de ceux qui sont appelés selon son dessein. 29 Car ceux qu'il a connus d'avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l'image de son Fils"
Jean : La destinée de tous les croyants est d'être conformés à l'image de Yah et à l'image de Son fils. Et une étape importante dans ce processus est d'apprendre à aimer nos ennemis. Qu'a dit Christ ? "Heureux les miséricordieux… ?"
Thomas : "Car on leur fera miséricorde."
Jean : "Heureux les artisans de paix… ?"
Thomas : "Car ils seront appelés les enfants de Yah."
Jean : Yah nous a aimés alors que nous étions encore Ses ennemis. Aimer nos ennemis, c'est révéler Yah au monde.
Thomas : Ne partez pas les amis. Dans un instant, votre Courrier des Auditeurs. A tout de suite.
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Radio World's Last Chance! Prépare un peuple pour le retour très proche du Sauveur!
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Courrier des Auditeurs
Jean : D'où vient notre question aujourd'hui pour notre Courrier des Auditeurs ?
Thomas : Ah… eh bien, je ne sais pas. C’est une question anonyme.
Jean : Dommage, j'aime bien échanger des anecdotes sur les différents endroits du monde.
Thomas : Ok. Alors voici quelques anecdotes sur la terre en général. L'endroit le plus sec de la terre est le désert d'Atacama, qui se trouve juste à côté de la plus grande étendue d'eau de la planète : l'océan Pacifique.
Jean : Je me demande ce qui fait que des conditions météorologiques soient telles qu'il y ait un désert juste à côté de l'océan.
Thomas : Je ne sais pas, mais j'ai lu qu'il y a des endroits où il n'a – littéralement – jamais plu.
Jean : Surprenant. Alors, quelle est notre question pour aujourd'hui ?
Thomas : La question est la suivante : "J'ai besoin d'aide. Parfois, je suis tellement en colère que ça me fait peur. Je n'aime pas me sentir comme ça, mais je ne peux pas m'en empêcher. Après coup, je me sens tellement coupable. Je sais que je ne devrais pas me sentir comme ça, mais c'est le cas. Comment faire pour ne pas être tout le temps en colère ? En tant que chrétien, je pense que je devrais mieux contrôler mes émotions. Je ne peux pas imaginer que me sentir ainsi honore Yahuwah. J'ai prié et prié encore, mais pour l’instant il n'y a aucune différence. Aidez-moi, s’il vous plait !"
Jean : Hm. Eh bien, il y a deux questions dont nous devons aborder. La première est la colère elle-même et la seconde est la culpabilité que cette personne semble ressentir en luttant avec ses propres émotions.
Il dit qu'après s'être mis en colère, il se sent "tellement coupable". Mais de quoi se sent-il coupable ? De s'être mis en colère ? Ou de ce qu'il fait quand il est en colère ?
Thomas : Hm, c'est une bonne question. J'ai l'impression qu’il se sent coupable de ressentir de la colère.
Jean : C'est l'impression que j'ai aussi. Parlons donc de la culpabilité et de la colère. Se sentir en colère, en soi, n'est pas un péché. Les Écritures révèlent qu'il y a des moments où Yahuwah Lui-même est en colère.
Thomas : Oui, mais c'est… Yah. Sa colère est sainte.
Jean : Et la tienne ne l'est pas ?
Thomas : Euh… Honnêtement ? Non. Je suppose que Yahuwah se met en colère contre le péché et l'injustice faite aux autres. De mon côté, je me mets en colère pour d'autres choses, comme, disons, la façon dont les gens me traitent.
Jean : Ça ne fait pas automatiquement de la colère humaine un péché. La colère peut être une réaction très juste face à l'injustice. Elle peut être la petite voix tranquille qui affirme que ce qu'on vous a fait est mal.
Nous considérons la colère comme une émotion négative. Nous n'aimons pas ressentir des émotions négatives. L’auditeur nous dit la même chose : "Je n'aime pas me sentir comme ça". Mais ça ne fait pas de l'émotion elle-même un péché. Nous en reparlerons dans un instant. Pour l'instant, comprenons ce qu'est la culpabilité. Qu'est-ce que la "culpabilité" ? Comment est-elle définie ?
Thomas : Euh, c'est… : être responsable d'avoir commis une infraction, d'avoir fait quelque chose de mal.
Jean : C'est la clé pour déterminer si vous avez péché ou non, quand vous étiez en colère. Les émotions elles-mêmes ne sont pas un péché, ou Yahuwah ne pourrait pas les ressentir. C'est ce que vous faites quand vous ressentez ces émotions qui détermine si vous avez fait quelque chose pour lequel vous vous sentez coupable.
Quand vous êtes en colère, que faites-vous ? Vous proférez des jurons, des insultes, des gros mots ? Ce serait un péché.
Est-ce que vous vous emportez et frappez votre femme ? Votre mari ? Ce serait un péché. Il n'y a jamais d'excuse à la violence physique contre un conjoint. Jamais.
Est-ce que vous giflez-vous votre enfant ? Vous donnez un coup de pied au chien ? Vous répandez des rumeurs contre un collègue de travail ? Tous ces actes sont des péchés. Ce sont des actions qui sont mauvaises parce qu'elles causent du tort à autrui.
Thomas : Tu dis donc que le péché entre en jeu quand la colère quitte le domaine des émotions pour entrer dans celui de l'action causant du tort à autrui. C'est cela le péché.
Jean : Exactement. C'est la définition de la culpabilité : quand nous sommes responsables d'avoir fait quelque chose de mal ou d'avoir causé du tort à quelqu'un d'autre. Faire et causer. Ce sont des verbes d'action. Voilà la différence.
Il y a un autre point que je voudrais aborder. Alors, très rapidement, parlons de la façon de gérer la colère. La première chose…
Thomas : La prière.
Jean : Bien sûr. Et c'est ce qu'il fait. Il prie déjà à ce sujet, donc la première chose à faire, après la prière, serait d'essayer d'analyser ce qui provoque la colère à l'intérieur. Si vous vous mettez facilement en colère, il y a généralement une autre raison que la provocation immédiate du moment. Il peut s'agir de stress, à la maison ou au travail. Il peut s'agir d'un chagrin, d’une douleur. Le chagrin se manifeste souvent par de la colère. Il peut aussi s'agir d'un traumatisme non résolu. Parfois, ces traumatismes remontent à une enfance marquée par les abus. Les problèmes et les blessures non guéries de l'enfance peuvent nous affecter toute notre vie s'ils ne sont pas résolus.
Si c'est ce qui semble être à l'origine de la colère, il peut être très utile de consulter un thérapeute qualifié. Il n'y a pas de honte ou de péché à demander de l'aide.
Thomas : C'est vrai. Quand nous sommes malades, nous allons voir un médecin ou nous utilisons des remèdes maison pour nous soigner. Dans un cas comme dans l'autre, nous prenons les devants pour obtenir l'aide dont nous avons besoin pour aller mieux. Il ne devrait pas y avoir de honte à demander de l'aide pour des blessures émotionnelles.
Jean : C'est vrai.
Les troubles de l'humeur, le syndrome de stress post-traumatique ou des déséquilibres hormonaux peuvent aussi être à l'origine de la colère. Mais ce n'est pas pour autant qu’on peut dire qu'on fait du mal à quelqu'un d'autre. Ce n'est pas un péché.
Une fois que vous savez ce qui provoque la colère, vous pouvez commencer à identifier les éléments déclencheurs. Le stress de la conduite aux heures de pointe est-il un déclencheur ? Ok. Une fois que vous le savez, vous pouvez le contourner. Demandez à votre patron si vous pouvez arriver au travail une demi-heure plus tôt et partir une demi-heure plus tard.
Ce n'est peut-être pas toujours possible, mais ce que je veux dire, c'est qu'une fois que vous connaissez la cause de la colère, vous pouvez identifier ce qui déclenche les accès de colère. Peut-devez-vous quitter le travail à l'heure prévue, mais passer une heure dans un café du coin, ou un endroit calme, pour éviter l'intensité de la circulation à l'heure de pointe. Si vous connaissez vos déclencheurs, vous pouvez les éviter ou vous éloigner de la situation.
Thomas : En parlant de s'éloigner, l'exercice physique est d'une grande aide quand vous faites face à des émotions accablantes, qu'il s'agisse de colère, de chagrin ou toute autre émotion. Vous pouvez les canaliser en faisant de l'exercice. Ça aide beaucoup.
Jean : Parfois, on a l'impression que la colère nous frappe comme un éclair venu d'un ciel bleu et qu'on est instantanément en colère sans savoir pourquoi. Si c'est le cas, apprenez à identifier les signes physiques d'alerte. Votre rythme cardiaque s'accélère-t-il ? Votre visage devient-il rouge et chaud ? Vos poings sont-ils serrés ?
En reconnaissant rapidement ces signes, vous pouvez prendre des mesures pour maîtriser vos émotions avant de vous emporter. Encore une fois, c'est l'emportement lui-même qui est un péché, pas les émotions elles-mêmes.
Et voici le point suivant qu'il me semble important d'aborder. Souvent, les chrétiens ont l'impression qu'ils sont censés être heureux ! Heureux ! Heureux ! Tout le temps. Et s'ils ne le sont pas, ils se sentent coupables.
Thomas : J'ai connu des gens comme ça. S'ils ne ressentent pas la "joie du Seigneur" à chaque instant, ils se sentent coupables. J'ai remarqué que dans de tels foyers, il n'y a pas de reconnaissance saine de ce que chacun ressent réellement. Si vous vous sentez déprimé ou avez le morel bas ou quoi que ce soit d'autre qu'heureux-heureux, c'est refoulé. Supprimé.
Jean : Ce qui n'est pas du tout sain. Nous appelons ces émotions "négatives", mais négatif n'est pas automatiquement synonyme de "péché".
C'est un point important, car il semble que beaucoup de chrétiens conservateurs ne le comprennent pas. Nier les émotions négatives, les supprimer, peut conduire à des problèmes de santé mentale. Ça ne résout rien.
Mais ensuite, le fait d'ajouter un fardeau de culpabilité pour avoir ressenti ces émotions ne fait qu'aggraver le problème. Et si vous êtes une personne qui gère la culpabilité, la dépression, le stress ou le chagrin en vous mettant en colère… oui, vous pourrez avoir des problèmes avec la colère. Le simple fait qu'il s'agisse de ce que nous appelons une émotion négative ne signifie pas automatiquement que c'est un péché de se sentir ainsi.
Prenons quelques exemples dans les Écritures : "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?"
Thomas : C'est ce que Yahushua a dit à la croix. "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?
Jean : Pas seulement. Tournons-nous vers le Psaume 22 et lisons les versets 2 et 3.
Thomas : "Mon Dieu ! mon Dieu ! pourquoi m'as-tu abandonné, Et t'éloignes-tu sans me secourir, sans écouter mes plaintes ? 3 Mon Dieu ! je crie le jour, et tu ne réponds pas; La nuit, et je n'ai point de repos."
Jean : Yahushua sur la croix citait en fait ce Psaume de David, parce qu'il résumait parfaitement ses sentiments d'horreur, de déchirement et d'abandon, sans parler de la culpabilité de nos péchés qui pesait sur lui. Ce sont toutes des émotions très négatives, mais ce n'est pas un péché de les ressentir !
Thomas : J'ai entendu des prédicateurs dire en plaisantant que David était le premier maniaco-dépressif du monde. Certains de ses Psaumes sont pleins d'angoisse, voire de dépression extrême, d'anxiété et de troubles émotionnels.
Jean : Ils couvrent certainement toute la gamme des émotions humaines. Mais les émotions ne sont pas un péché. C'est le fardeau que j’aimerais enlever à nos auditeurs. Ce n'est pas un péché de se sentir déprimé. Ce n'est pas un péché de se sentir triste.
Prenons l’exemple de Job. Parmi tous ceux qui, dans les Écritures, ont eu des raisons de se lamenter et d'être déprimés, c'est bien Job. Non seulement il a perdu toutes ses richesses, mais il a aussi perdu sa réputation. Les gens ont commencé à faire de mauvaises suppositions à son sujet, ce qui a ajouté l'insulte à la blessure. Mais le pire, c'est qu'il a perdu ses enfants. Tous les dix. Pouvez-vous imaginer ce chagrin ? Je ne peux même pas imaginer.
Thomas : Non. C'est au-delà de l'imagination.
Jean : Et quand ses soi-disant "amis" sont venus le réconforter et ont plutôt remué le couteau dans la plaie, oui, Job s'est plaint. Il a dit qu'il souhaitait ne jamais être né. C'étaient ses émotions. Elles étaient négatives. Elles étaient brutes. Et elles étaient honnêtes. Mais ce n'était pas un péché.
Il a frôlé la limite quand il a finalement commencé à remettre Yah en question – c'est pourquoi il a dit plus tard qu'il s'était repenti dans la poussière et les cendres. Mais les émotions qu'il a ressenties n'étaient pas un péché. C'étaient juste ses sentiments et, honnêtement, je pourrais dire qu'il était justifié de se sentir ainsi !
Passons à Job 42 et lisons le verset 7. C'est après que Yahuwah ait fini d'interroger Job et que Job ait exprimé son remords d'avoir remis en question les desseins divins. Job 42:7.
Thomas : "Après que Yahuwah eut adressé ces paroles à Job, il dit à Eliphaz de Théman : Ma colère est enflammée contre toi et contre tes deux amis, parce que vous n'avez pas parlé de moi avec droiture comme l'a fait mon serviteur Job."
Jean : Job n'a pas péché en ressentant des émotions de chagrin, de perte, de colère et même de ressentiment. Nous n'avons pas été créés pour être des automates. Nous avons été créés pour être des êtres émotionnels, et ce n'est donc pas un péché d'éprouver toute la gamme de ces émotions. Je ne voudrais pas que quelqu'un garde ce fardeau. Ne vous laissez pas entraîner par le malentendu selon lequel les émotions négatives sont un péché. C'est un fardeau de l’ennemi. Rejetez-le.
Passons à Apocalypse 21, et lisons les versets 2 à 4, qui parlent du moment où le Royaume de Yah aura été établi. Le péché et les pécheurs n'existeront plus. Que se passera-t-il alors ? Apocalypse 21:2 à 4.
Thomas : "Et je vis descendre du ciel, d'auprès de Yah, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une épouse qui s'est parée pour son époux. 3 Et j'entendis du trône une forte voix qui disait : Voici le tabernacle de Yah avec les hommes ! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux. 4 Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu."
Jean : Nous aimons passer directement à la partie "il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur". Mais juste avant il est dit que Yahuwah "essuiera toutes les larmes" de nos yeux. C'est une merveilleuse promesse. Imaginez : être réconforté par le Père Lui-même.
Mais pour que Yahuwah essuie toutes les larmes de nos yeux, ça signifie qu'il y a des larmes à essuyer.
Thomas : C'est vrai. C'est un bon point.
Je ne pense pas avoir jamais exprimé clairement que je pensais pécher quand je ressentais des émotions négatives, mais j'ai parfois éprouvé un vague sentiment de culpabilité en les ressentant.
Jean : N'oubliez pas que ce que nous considérons comme de la "culpabilité" peut aussi parfois être du chagrin. Ce n'est pas un péché d'avoir du chagrin.
Thomas : Oui, j'apprécie cette précision. Il est utile de mettre des mots sur tout cela.
À suivre, votre promesse quotidienne.
* * *
Promesse Quotidienne
Vous écoutez [Elise Blanc] pour votre promesse quotidienne de la Parole de Yah.
Kathleen Jones était infirmière en pédiatrie, il était donc naturel que lorsque le chien de la famille s'est emparé de l'animal en peluche préféré de sa petite fille, elle ait été appelée à "guérir" le jouet. L'animal en peluche, une réplique de Bambi de Disney, n'avait plus beaucoup de pattes avant, mais Kathleen l'a quand même "opéré". Sa fille craignait que Bambi ne puisse plus marcher, Kathleen lui a donc bandé les jambes.
La petite fille de Kathleen emporte toujours l'animal en peluche partout avec elle, mais elle est déçue du résultat. Elle avait une confiance totale en sa mère et pensait que maman pourrait arranger les choses. Après tout, c'est ce que font les mamans, surtout celles qui sont infirmières. Malheureusement, Kathleen n'a pu faire mieux que de coudre des "bandages" sur les jambes avec ce qui restait du jouet.
Kathleen a pris quelques jours de congé, mais lorsqu'elle est revenue au travail, la mère d'un de ses petits patients lui a demandé comment s'était passé son congé. Kathleen lui a raconté que le chien de la famille avait malmené l'animal en peluche préféré de sa petite fille et que cette dernière avait eu le cœur brisé par l'incapacité de Kathleen à remettre le jouet dans son état d'origine. L'autre maman s'est montrée compréhensive, expliquant que sa propre fille avait elle aussi adoré un animal en peluche, jusqu'à ce qu'il tombe littéralement en morceaux. Quelqu'un avait réussi à en fabriquer un autre, identique à l'original, et la petite fille le gardait toujours avec elle. Kathleen avait vu le jouet chéri se blottir dans le grand lit d'hôpital à côté de sa petite patiente. Les infirmières avaient même veillé à ce que l'animal en peluche ait un petit masque à oxygène, tout comme l'enfant.
Après avoir entendu Kathleen décrire le jouet de sa fille, l'autre mère a déclaré : "Je crois que j'ai un de ces jouets à la maison. C'est Bambi, n'est-ce pas ? Mes filles ne jouent pas avec. Quand mon mari rentrera et que je rentrerai chez moi, je le chercherai".
C'était très gentil, mais Kathleen ne s'attendait pas à ce que cela débouche sur quelque chose. L'autre maman avait un enfant en phase terminale et un autre atteint de la même maladie. Chercher un jouet pour l'enfant de quelqu'un d'autre serait la dernière chose à laquelle elle penserait. Avec tout le stress auquel l'autre femme était confrontée, Kathleen ne s'attendait pas à ce qu'elle se souvienne de chercher le jouet.
Lorsque Kathleen est revenue au travail après son congé suivant, l'offre d'un jouet de remplacement n'était plus qu'un lointain souvenir, même si sa fille était toujours contrariée par le fait que les pattes avant de Bambi étaient encore couvertes de bandages. Un paquet attendait Kathleen au travail. Il provenait de l'autre mère ! Elle s'était souvenue d'avoir cherché le jouet et c'était une réplique exacte de celui que la fille de Kathleen aimait tant. Pendant l'absence de Kathleen, la petite fille de l'autre mère est décédée. Kathleen était affligée de ne pas avoir été là pour lui dire au revoir ou pour soutenir la famille. Après s'être occupée de la petite fille pendant plusieurs années, elle s'était rapprochée d'elle et de sa famille. Et pourtant, malgré tout ce que l'autre mère avait dû affronter, elle s'était souvenue de la promesse qu'elle avait faite à Kathleen.
Dans le paquet, il y avait un mot. Il disait : "Merci d'avoir pris soin de ma fille. J'ai trouvé Bambi et quelques autres personnages qui pourraient plaire à votre fille. Je suis sûre que nous nous reverrons lorsque mon autre fille devra venir, mais profitez de votre fille et aimez-la comme j'ai aimé la mienne."
Bien des années plus tard, Kathleen se souvient encore de la gentillesse de cette femme. Elle dit, je cite :
Quelle famille extraordinaire que celle qui a pensé à quelqu'un d'autre alors qu'elle traversait la chose la plus difficile que la vie ait pu lui donner. Il s'agissait peut-être d'un petit jouet Bambi, mais j'ai reçu une gentillesse extraordinaire. J'ai soigné de nombreux enfants en phase terminale au cours de mes années d'infirmière pédiatrique, et je n'ai jamais oublié ce que "l'incident Bambi" m'a appris. Cela fait maintenant de nombreuses années, et je me souviendrai toujours de ce geste apparemment anodin qui a fait le bonheur de ma fille.
La deuxième épître aux Corinthiens nous dit : "Celui qui sème avec parcimonie sera récompensé de ses efforts :
Celui qui sème avec parcimonie récoltera aussi avec parcimonie, et celui qui sème avec générosité récoltera aussi avec générosité. Et [Yahuwah] peut vous bénir abondamment, de sorte qu'en toutes choses et en tout temps, ayant tout ce qu'il vous faut, vous abondiez en toute bonne œuvre. Comme il est écrit :
"Ils ont répandu leurs dons aux pauvres ;
leur justice subsiste à jamais."
Or, celui qui fournit la semence au semeur et le pain pour la nourriture fournira et augmentera aussi votre réserve de semence et accroîtra la moisson de votre justice. Vous serez enrichis à tous égards, de sorte que vous pourrez être généreux en toute occasion, et grâce à nous, votre générosité se traduira par des remerciements à [Yahuwah]. [2 Corinthiens 9:6, 8-11]
Nous avons reçu de grandes et précieuses promesses. Commencez dès maintenant à les réclamer!
* * *
Partie 3
Thomas : Avant de conclure, il y a un point que j'aimerais clarifier. Dans notre première partie, tu as dis que si nous voulons vraiment révéler l'amour de Yah dans nos propres vies, nous serons bons, patients et indulgents envers ceux qui nous maltraitent et même sont abusifs envers nous. J'aimerais savoir à quel point tu prends ça littéralement.
Jean : Qu’est-ce que tu veux dire ?
Thomas : Eh bien, jusqu'où est-on censé accepter ça ? Dans le sermon sur la montagne, Christ dit de ne pas résister à une personne malveillante, que si on te frappe sur une joue, tends-lui également l'autre joue. Jusqu'où doit-on laisser faire ?
Par exemple, si tu découvres qu'un employé a détourné des fonds de ton entreprise, ou qu'un partenaire commercial t’a volé ta part des bénéfices, est-ce que le fait d'être bon avec les personnes malveillantes signifie que tu êtes censé rester dans ces situations ?
Jean : Non. Pardonner à quelqu'un n'équivaut pas automatiquement à être un paillasson. Ça ne te rend pas faible de pardonner à quelqu'un.
Clarifions ce que signifie vraiment le pardon. Lisons la définition.
Thomas : D’accord. Le pardon, c'est : "abandonner le ressentiment contre quelqu'un ou cesser de vouloir le punir pour une offense ou une faute… Cesser d'être en colère ou de vouloir infliger une punition pour une offense ou une faute".
Jean : Voilà ce qu'est le pardon. C’est tout. Ça ne transforme pas le mal qui t’a été fait en quelque chose de bien. Ça ne signifie pas que tu dois continuer à supporter le mauvais comportement, quel qu'il soit. Ça signifie simplement que tu refuses d’en vouloir à la personne de t’avoir fait du mal, ou du tort. Ça signifie que tu ne vas pas t’accrocher au ressentiment. Voilà ce qu'est le pardon. Tu laisses partir ces émotions négatives et fais confiance à Yah pour obtenir justice en ta faveur.
Lisons Romains 12:19. C'est une promesse à laquelle vous pouvez vous accrocher lorsque vous êtes lésé.
Thomas : "Ne vous vengez point vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère; car il est écrit : A moi la vengeance, à moi la rétribution, dit Yahuwah."
Jean : Voilà ce qui nous permet de pardonner quand on nous a fait du tort. Nous n'avons pas à nous venger nous-mêmes. Nous pouvons la remettre à Yah et continuer à traiter les gens avec bonté, courtoisie et pardon.
Thomas : D'accord, mais… à quoi ça ressemble, en pratique ? Je veux dire, es-tu censé dire à l'employé qui vole ton entreprise : " Je te pardonne, maintenant arrête de faire ça " ? Est-ce que ça signifie que tu dois continuer à l'embaucher ? Tu dois rester en affaires avec un partenaire qui t’escroque ta part ?
Jean : Pas nécessairement. Disons que tu laisses partir l'employé. C'est ok. Le pardon peut prendre la forme d'un plan de remboursement au lieu d'une condamnation en justice.
Et, en fin de compte, c'est à cela que se résume l'amour de nos ennemis : pardonner les torts qui nous ont été faits. Faire confiance à Yah pour que justice nous soit rendue. Laisser tomber nos sentiments de ressentiment. Agir avec bonté et compassion, honnêteté et intégrité, en toutes circonstances.
Lisons à nouveau Matthieu 5, verset 43 à 48. C’est la raison pour laquelle Yah permet que des ennemis entrent dans nos vies.
Thomas : "Vous avez appris qu'il a été dit : Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. 44 Mais moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, 45 afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. 46 Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains aussi n'agissent-ils pas de même ? 47 Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d'extraordinaire ? Les païens aussi n'agissent-ils pas de même ? 48 Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait."
Jean : Nous voulons révéler Yah au monde ? Nous voulons que Son caractère se forme en nous ? La façon dont nous Le révélons est de traiter nos ennemis avec la même bonté, la même compassion et le même pardon que Yah. C'est cela être les enfants de notre Père céleste. C'est développer Son caractère en nous. Er ça fait partie du processus, alors qu’Il écrit Sa loi dans nos cœurs.
Thomas : Ça met vraiment les choses en perspective. Je suppose que la prochaine fois que ça m’arrivera, je ne me plaindrai pas. Je ferai confiance à Yah qui utilise cette personne irritante pour m'aider à former un caractère pour Son royaume.
Rejoignez-nous demain, amis auditeurs, et d'ici là, rappelez-vous : Yahuwah vous aime et vous pouvez compter sur Lui, Lui faire confiance en toute sécurité, car Il en est digne !
* * *
Fin
Vous avez écouté la radio WLC.
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